3 questions à …

BLANCHE D., VOLONTAIRE EN SERVICE-CIVIQUE AU COURS CLOVIS (AISNE, HAUTS-DE-FRANCE). ÉCOLE PILOTE DU RÉSEAU ESPÉRANCE RURALITÉS.

 

“Aimer nos élèves, non pas pour ce qu’ils font mais pour ce qu’ils sont.”

Pourquoi et comment avez-vous rejoint l’aventure Espérance Ruralités ?

Après mon master en communication, animée d’une grande soif de comprendre l’humain, je suis partie en Suisse passer un certificat d’études anthropologiques. Au cours de cette année, j’ai rencontré le professeur de Français du cours Clovis qui m’a parlé du projet Espérance Ruralités. J’ai eu envie de le rejoindre pour me mettre concrètement au service de personnes humaines en chair en os. Aujourd’hui, je suis à la fois proche de la gestion de projet de l’école (administration, intendance, comptabilité et communication) et à la fois proche des enfants dans un rôle d’éducatrice.

Qu’est-ce que vous en recevez ?

Tout d’abord, mon expérience avec Espérance Ruralités m’a permis de me réconcilier avec la communication. Je communique dorénavant sur un vrai projet plein de sens qui me tient à coeur. Aucune retouche-photo, aucune image banque, toutes les personnes, toutes les situations et petites histoires sont vraies, tirées de notre quotidien à La Fère. Ensuite et surtout, je me rends compte que tout en aidant ces enfants à grandir, à s’épanouir, c’est moi également qui grandit avec eux. En les aidant à avoir confiance en eux, c’est moi-même qui gagne en assurance. En les aidant à devenir des hommes et femmes libres et épanouis, c’est moi-même qui prend conscience de ce que signifie vraiment être libre.

Espérance Ruralités en un mot ?

Aimer nos élèves. Non pas pour ce qu’ils font mais pour ce qu’ils sont. Différencier la personne et les actes. Ne pas attendre de cette affection qu’elle soit réciproque, les aimer malgré leur dureté parfois. Et ne cesser de leur rappeler qu’ils sont bons, capables de belles choses, de faire le bien autour d’eux.